Christophe Revault : le parisien bondissant

Christophe Revault a succédé hier à Cédric Daury au poste d’entraineur du HAC.   L’occasion pour nous de revenir sur un match particulier pour Christophe. Nous sommes le 27 novembre 1999, le parisien effectue son retour dans les buts rennais après plus de sept mois d’absence.

Pour ce Rennes-Auxerre la tribune fleure bon la galette saucisse et la sueur, on entend partout des cornemuses et des tambours, chacun protège son gobelet de cidre des mouvements de corps à venir. La plupart des gens sont encore assis mais à l’entrée des joueurs, ils seront debout, comme un seul homme. Car ce soir, nous fêtons le grand retour de Christophe Revault, après plus de 7 mois de blessure.

Les joueurs font leur apparition pour l’échauffement. La tribune vibre soudain sous les applaudissements. Une belle équipe de Rennes : Arribagé (le capitaine), Grégoire, Bigné, David Sommeil et surtout Shabani (Chris) Nonda, qu’on ne présente plus et qui reste l’un des meilleurs joueurs de l’histoire récente rennaise. Justement, en parlant de ça, ce soir Auxerre vient avec un breton champion du monde : Guivarc’h, l’enfant prodige de la Bretagne. Fair play, le public Rennais applaudit le finisterien . Qui a dit que les bretons étaient des cons ?

Le portier rennais se dirige vers son but en courant et en saluant la tribune, sous les « Christophe, tin tin tin, Christophe, tin tin tin » d’un public heureux de retrouver son taulier. Le moment est très fort. L’hommage dure quelques minutes. Son intensité va en décroissant évidemment, et la vie reprend son cours. Revault commence à s’échauffer. Sur l’un de ses premiers ballons, il sort une magnifique parade, avec une prise de balle impeccable . Une salve d’applaudissement se met à pleuvoir. Aucun doute, Christophe est affuté.

Avec son crâne rasé et son physique de videur de boite de nuit, Revault est physiquement un mix entre un skinhead et un personnage de The Expendables. Le genre de gars qu’il ne vaut mieux pas brancher si tu le croises un soir de pleine lune dans une ruelle de la vieille ville de Rennes. Il y a une indéniable aura qui se dégage et on devine vite en le voyant que c’est un leader. Le mec qui pousse une gueulante quand ça va pas.

Le match se déroule sans encombre. Les rennais marquent assez vite en première mi-temps et ce petit but d’avance restera le seul de la soirée. La rencontre est assez pauvre il faut l’avouer, le stade rennais jouent tranquillement, peu embêté par une faible opposition auxerroise. Une sortie dans les airs sur corner et une parade assez simple, seront les seuls faits d’armes de Revault ce soir là. Son style si spectaculaire, ses envolées, on ne les aura vu que pendant l’échauffement. Parlons-en de son style justement.

C’est un gardien plein d’autorité qui rassure une défense sur les sorties aériennes. Il n’est pas du genre à reculer devant un attaquant fonçant sur lui balle au pied, bien au contraire. Et puis surtout, ce qui fait son style, se sont ses envolées. Tel un écureuil volant , Revault se jette, plonge, saute, sur tous les ballons. Peut-être un peu trop.

Si on peut critiquer son jeu au pied, qui fera son malheur lors d’un match à Munich face au Bayern en coupe d’Europe, ce qui choque le plus, c’est cette propension à toujours en faire un peu trop. Sur une frappe de loin de Mickaël Pagis, un Hugo Lloris normalement constitué serait resté bien sur ses appuis et aurait capté la balle au creux des bras. Christophe lui, assure le spectacle : la balle lui arrive, il fait un bond sur place, se met en travers du but et te smash la balle. C’est peut-être pour ça qu’il n’a jamais eu de contrats dans de grands clubs, excepté au PSG. Le mental lui a fait défaut.

De toute façon, Revault reste un joueur inoubliable. Et au regard de ses performances, de ses engagements fidèles envers ses clubs Revault restera à tout jamais, un symbole du football vrai.

Thomas Chapon

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Une réflexion au sujet de « Christophe Revault : le parisien bondissant »

  1. Des cornemuses et des gobelets de cidre ? J’en ai jamais vu Route de Lorient , l’auteur n’a jamais du y mettre les pieds ou alors il cherche à donner une image folklorique du stade. Pathétique.

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