Festival de pannes

 as cannes

Il y avait tout pour faire un blockbuster. Une ville luxueuse pour décor, un stade archaïque mais bouillant pour les plans serrés, des metteurs en scène de tout premier plan (Jean Fernandez, Safet Susic, Luis Fernandez ou Guy Lacombe), de jeunes acteurs du cru qui pouvaient prétendre à la Palme d’Or (Zinedine Zidane, Peter Luccin, Patrick Vieira, Yohann Micoud, Bernard Casoni, Gael Clichy, Sebastien Frey, Jonathan Zebina, Nicolas Escudé, Julien Faubert), des vedettes recrutées (à prix d’or parfois) pour tenir premiers et seconds rôles (Bruno Bellone, Allen Boksic,  Jan Koller, Franck Durix, Aliocha Asanovic, Samara Simba, Franck Priou, Mickael Madar, William Ayache, Johnny Ekstrom, François Lemasson, Laurent Leroy, François Omam Biyik, Jean Luc Sassus, Yannick Stopyra, Gérard Vanenburg, Addick Koot, Rudi Krol, Jean Baeza, Samassi Abou, Christophe Delmotte, Youssouf Fofana, André Lerond, Marc Libbra ou les jumeaux Vujovic).

Pourtant, la super production AS Cannes n’a jamais eu le succès espéré et le nombre d’entrées s’est effondré au fil du temps.

Club plus que centenaire et créé l’année de naissance d’Erroll Flynn et de Marcel Carné, l’AS Cannes fut le premier à importer en France le schéma tactique du WM.

A défaut de grandes récompenses, le club offre une vitrine des trophées maigre et digne d’un pauvre strapontin : une Coupe de France en 1932.

Il y eut pourtant un dernier exploit retentissant contre le Fenerbahce, en 1994, qui prit 9 buts face aux cannois en deux matchs de Coupe d’Europe.

Ce fut la dernière séance, la dernière séquence, le rideau sur l’écran est tombé. La comédie est devenue dramatique avec le clap de fin pour le Centre de Formation.

L’AS Cannes, ballottée par les problèmes financiers et administratifs, coincée entre les murs de la relégation. A la porte de l’Enfer et pas très loin du Soleil de Satan. En CFA. L’équivalent de la petite salle d’Art et Essai, l’Art en moins.

Reste encore l’espoir d’un retour en haut de l’affiche grâce à des producteurs riches et rêvant de côtoyer les étoiles. Un scénario un peu mieux maîtrisé, des acteurs avec le feu sacré et quelques effets spéciaux seront nécessaires. Pour que Cannes retrouve le succès du box-office. Sur la Croisette, le Tapis Rouge attend toujours son club de football et les supporters guettent l’horizon. Ce n’est pas Thierry Fremaux, Délégué Général du Festival de Cannes, qui nous contredira : Après l’Eternité et un jour, le Vent se Lève. Toujours.

Lyonnais gourmet

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s