#LeFootballVrai selon les footballeurs vrais : Episode 9 – Laurent Fournier ( Partie 1/3 )

apres-la-victoire-hier-laurent-fournier-s-est-dit-pret-a-continuer-a-strasbourg-mais-dans-quellesLe rendez-vous était prévu non loin du Parc des Princes, lieu de ses plus grands exploits. Le surdoué des Brosses (NDLR : qui s’appelle aussi Laurent) est à l’heure. Décontracté. Vif. Avenant. Volontiers dans la plaisanterie. Très émouvant quand il évoque son père. Laurent Fournier reste aujourd’hui le seul joueur à avoir évolué avec les quatre maillots français les plus prestigieux (Lyon, Marseille, Paris, Bordeaux) et le seul footballeur français à avoir disputé 3 finales de Coupe d’Europe avec des clubs français. De Tola Vologe à Auxerre en passant par Gerland, le Parc des Princes et le départ de Lyon pour le voisin (vert), Laurent Fournier ouvre pour vous la boite aux souvenirs.

Quel est le nom du tout premier stade dans lequel tu as évolué  ?

« Je n’ai aucune idée du nom du premier stade, mais mon premier souvenir de match, c’est du foot à 7 en compétition UFOLEP. Je jouais avec l’équipe du Tonkin (NDLR : quartier de Villeurbanne) et nous devions affronter Descartes ou Leo Lagrange»

Te souviens-tu de ton tout premier match en pro et de ton tout premier but ?

« Oui, oui, oui ! Ma toute première apparition, c’est en 1980 pour un match amical de l’OL à Pont de Chéruy. Ensuite, ma première entrée officielle chez les pros, c’est au stade de la Meinau, à Strasbourg, en novembre 1980 (NDLR : il a alors 16 ans) et j’ai remplacé Serge Chiesa. Un mois après (NDLR : le 7 décembre 1980), j’étais pour la première fois titulaire. Avec le maillot de Lyon. A Monaco. Et ce jour-là j’ai pris la place de Jean Tigana qui était blessé ! Deux ans plus tard, je marque mon premier but chez les pros. C’était à Gerland. Contre Toulouse. On gagne 4/1 et je marque du gauche. Du gauche ! A ce moment-là, je sens que ça commence à venir. Et j’ai pensé à mon père qui était un fan de l’OL. Je me suis souvenu du moment où Fleury Di Nallo était venu à la maison pour que je signe mon premier contrat. C’était l’idole de mon père. C’était quand même Fleury Di Nallo (NDLR : probablement le plus grand joueur de l’Histoire de l’OL). Et je me souviendrai toute ma vie que, ce jour-là, mon père a fait des œufs au plat à la maison pour Fleury !»

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

« Celui de Monaco ! Il était en satin ! J’ai fait un stage à l’AS Monaco. Et, à la fin, Gérard Banide me l’a offert. Il me semble que c’était le maillot avec Bally comme sponsor. Celui de Roger Ricort !»

As-tu déjà porté un cycliste ou un collant sous ton short ?

« Ah non. A mon époque c’était slip ! »

Avec ta première paye de joueur pro tu as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

« Mon premier salaire ? 500 francs. C’était déjà beaucoup pour moi ! J’ai du tout mettre à la Caisse d’Epargne ! En fait, je pense que j’ai fait un ciné et que j’ai bu un coup avec mes potes. Dis-moi, il existe encore le bar le Bon Coin rue Sainte Hélène à Lyon ? C’était notre QG ! Tous les jours on allait boire le café là bas. Y’avait toujours un pro qui avait le permis et une voiture pour nous emmener. Souvent c’était Philippe Vargoz ! Pourquoi ce bistrot ? Parce qu’il n’était pas très loin des universités…»

Après une victoire, pour récupérer, t’étais plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

« Quand tu joues tous les trois jours, tu tournes à l’eau. Mais, de manière plus générale, je peux dire que, dans leur style très différent, Jean Marc Furlan, Alain Moizan et André Ferri m’ont appris le métier de footballeur (…) »

T’es plutôt merguez frites ou sandwich au pâté ?

« Cà dépend des stades ! A Gerland tu ne peux pas choisir autre chose que le saucisson-beurre. A Sainté, on se régalait avec des grosses saucisses. Et puis il ne fallait pas rater les friteries à Lens. »

Niveau pompes, t’étais plutôt Diadora ou Patrick ?

« Le moins cher ! J’ai commencé avec une marque qui s’appelait Hunga. C’était une société hongroise je crois et c’était le top pour moi. Ensuite avec l’OL, nous jouions en Pony ! A l’époque, il n’y avait pas de contrats individuels de sponsoring. »

T’étais plutôt 16-18 en alu ou crampons moulés ?

« Cà dépendait des matchs. Plutôt moulés au début mais j’ai parfois joué en vissés. »

Ton modèle de voiture préféré ?

« Ma première voiture de footballeur, c’est une R5 TS que j’avais achetée d’occasion. Elle était vert foncée. Ensuite j’ai eu une Opel GSI. Mais, au tout début de ma carrière, quand j’allais au centre d’entrainement à Lyon, j’avais une vieille 104 blanche ! »

T’es plutôt Jour de Foot ou Téléfoot ?

« J’aimais bien Telefoot quand j’ai commencé. Je crois que mon premier plateau TV c’était d’ailleurs avec Michel Denisot lors d’un festival de Toulon. Mais, en fait, je ne suis pas accro à la télévision. »

L’homme qui a marqué ta carrière ?

« Mon père ! Je lui suis tant redevable. Il m’a emmené partout. Sur tous les stades. Il a vu tous mes matchs quand j’étais gamin. C’était un fou de l’OL. Je le revois encore quand il a fait les œufs pour Fleury Di Nallo. Il adorait aussi l’ASVEL et surtout Alain Gilles et Bob Purkhiser ! Il a tout fait pour que je fasse une carrière. Je lui dois tant.

Le meilleur souvenir de ta carrière ?

« Y’en a tellement. Mais on va dire tous les titres. En commençant par le championnat de France cadets quand je jouais avec Eric Spadiny et Frank Burnier (NDLR : formé à Lyon sans passer pro, il a ensuite évolué à Cannes et à Bastia notamment). Et puis les titres avec le PSG, la coupe de la ligue, la coupe des coupes, la coupe de France. Ce sont de merveilleux souvenirs ! »

Quand je te dis « Le Football vrai », ça t’inspire quoi ?

« Cà me fait penser à mes débuts. Le football insouciant des années 80. J’ai pu côtoyer des joueurs super humbles et très respectueux. On sentait beaucoup de convivialité dans les groupes. J’ai retrouvé cet état d’esprit quand j’ai entraîné Créteil en 2009. C’était une super ambiance avec des gars qui faisaient beaucoup d’efforts dans un super état d’esprit.»

Dans la seconde partie, Laurent Fournier reviendra sur sa formation, Lyon, l’OL, Gerland et les copains.

Lyonnais gourmet

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2 réflexions au sujet de « #LeFootballVrai selon les footballeurs vrais : Episode 9 – Laurent Fournier ( Partie 1/3 ) »

  1. Laurent Fournier reste aujourd’hui le seul joueur à avoir évolué avec les quatre maillots français les plus prestigieux (Lyon, Marseille, Paris, Bordeaux) … Excellent Lyonnais Gourmet! 🙂

  2. C’était le bon temps. Le bar le St Hélène, les pizzas chez vitto et nicolas et le « palladium ». Ca me ferait trop plaisir de te revoir toi et philippe Vargoz.

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