Un Vendredi soir aux Costières : NÎMES-ANGERS

photo 1(1)MISE EN BOUCHE

Le rendez-vous est pris. Cette semaine, j’irai aux Costières pour voir du Football Vrai. Et pas n’importe quel match puisque s’affronteront le Nîmes Olympique et le SCO d’Angers. Un match qui met « presque »en jeu une montée en Ligain.
En effet, le SCO est au pied du podium, à deux longueurs de l’En Avant Guingamp, tandis que Nîmes suit à 4 points derrière le club angevin. Il me semble même que ce match représente la dernière chance pour les gardois, s’ils espèrent encore grimper vers l’élite. N’oublions pas qu’au début de saison, le principal objectif des nîmois était le maintien en Ligue2.
Pour Angers, c’est plus ou moins la même histoire, même si l’équipe de Grégory Malicki semble mieux placé pour atteindre le podium. Mais la route est longue, même s’il ne reste que très peu de rencontres.

Historiquement, on se rappelle certainement plus facilement des passages du Nîmes Olympique en Ligain que de son adversaire. Du moins, ceux du NO sont plus récents. Les Crocodiles comptent plus de 1000 matchs en Ligain, Division 1 comprise, évidemment. Et les joueurs passés par ce club du Sud sont d’autant plus emblématiques que ceux du SCO. Laurent Blanc, Eric Cantona, Mickaël Pagis ont porté le maillot rouge du club gardois. Le passage du « King », pas encore Roi d’Angleterre restera dans les mémoires de tout le monde
Côté angevin, on a pu voit trainer du côté du Stade Jean Bouin des Ulrich Ramé, Jean-Marie Aubry ou encore Steve Savidan. De belles figures tout de même.

LE LIEU

Ce soir, nous sommes au Stade Des Costières, bon petit stade de près de 30000 places. Les joueurs nîmois y aiment l’ambiance. Le public est chaleureux et aime jouer le rôle de 12ème Homme. Mais reconnaissons que le Stade n’est jamais rempli à son maximum. Preuve en est, le record d’affluence remonte à la saison 1991/1992, et à la réception du presque-voisin marseillais. J’y étais !! Parmi 25051 autres personnes. Le stade n’était donc pas plein. Il ne l’a jamais été. Le réel record fut réalisé pour un match de rugby. (Toulon-Béziers, 7mai 1989) Que le peuple Gardois est étrange parfois !

Notre principal objectif sera de trouver rapidement un bar qui pourra nous accueillir et nous servir quelques Ricard bien glacés, malgré la pluie qui nous guette. Je ne connais pas plus le lieu puisque lors de mon déplacement en 1991, je n’avais pas encore de poils aux couilles, et de ce fait, pas encore l’âge de me saouler. J’espère y remédier dès ce soir.

Première surprise, pas un bar à moins de 500 mètres. Etonnant ! Nous enchainons les pas activement pour récupérer dans un premier temps nos places, et pour ne pas perdre de temps à cause du demi-kilomètre qui nous sépare de l’enceinte nîmoise.
Deuxième contre-pied, nous ne boirons pas d’alcool anisé, mais bel et bien la bière locale servie dans des bouteilles de 75cl ! Nous avons grand-soif. Tout juste le temps d’engloutir les Mousses qu’il faut déjà préparer le « tifo » en hommage à un certain Pierre Bouby. Principal responsable de notre venue.photo 3(1)Oui, nous avons prévu d’endiabler les tribunes.

L’arrivée dans le stade se fait sans bousculade et nous voilà assis. Oh ! Les virages sont vides. J’ai toujours pensé que c’était l’inverse mais apparemment, ici, tout est différent.

LE MATCH

fffr

La rencontre débute et nous lançons déjà des chants Pro-Bouby, ce qui a l’air de suspendre nos voisins. Nous serons soutenus tout le match par un groupe assis quelques travées plus haut que nous.
La première mi-temps est insipide. Les deux équipes se regardent jouer et malgré l’enjeu, personne ne semble pouvoir faire la différence. Très peu d’occasion même si à la demi-heure de jeu, les angevins tentent de débloquer la situation avec de longs ballons, qui, au fond, ne donnent que dalle. Bref, pour être honnête, on se fait assez chier dans ces 45 premières minutes. Le véritable événement se passe aux alentours de la 42ème, moment choisi par moi-même pour aller pissé un coup. Soulignons qu’à Nîmes, le stadier est disponible et te demande où tu vas lorsque tu te lèves de ta place. C’est beau. Dommage qu’il ne nous la tienne pas pendant l’acte urinaire.

Après un kebab passé sous une presse, un coca puisque l’alcool n’est toujours pas servi dans les Stades de Football, la seconde période peut débuter. Les Crocos nîmois et leurs adversaires reprennent place sur le rectangle vert, légèrement arrosé d’une fine pluie qui fluidifiera certainement le jeu et densifiera les duels.

Les locaux semblent en bien meilleur posture et Gragnic et Benezet ont enfin décidé d’accélérer le jeu de leur équipe, ce qu’il manquait certainement à Nîmes.
En face, Angers semble souffrir de l’ambiance de Keseru, leur meilleur joueur depuis le début de la saison.
Les vannes fusent dans les tribunes et petit à petit les gens autour de nous comprennent que nous ne sommes pas de la région et nous prennent un peu pour des tarés, ils n’ont pas tout à fait tort. Rappelons également que nous sommes encore alcoolisés.
Il faut tout de même s’en remettre aux coups de pieds arrêtés pour voir une véritable occasion de but. Elle sera pour Nîmes, sur corner, repris de la tête par Boche, mais le ballon est parfaitement repoussé par Malicki.
Puis, arrive le premier but. Sur un corner de Bouby, lui-même, Nouri reprend le ballon et le cuir franchit la ligne de but angevine. Le stade se lève, il était temps.
Un but qui aura le mérite de réveiller le SCO qui, par l’intermédiaire de Fodé Doré obtient une grosse occasion mais sa reprise tape une fois, puis deux fois, la barre transversale. Rien ne pourra arriver au Nîmes Olympique. Les changements angevins n’y feront rien.
La fin du match est à double sens et c’est finalement Gragnic qui va tuer le match .Il récupère un ballon dans la surface et trompe Malicki d’une frappe à ras de terre.
Le SCO tente tant bien que mal de réagir mais sur une énième approche nîmoise, c’est Ogoubiyi qui triple la mise suite à une frappe aux 20 mètres, contrée par un défenseur d’Angers. 3/0 !!

Nous allons pouvoir aller gratter un maillot tranquillement. Nous aurons même le plaisir de terminer la soirée aux côtés de Pierre Bouby, notre hôte de la soirée, une bien belle soirée.

LES BONS :

N.O : Boche, Bouby, Gragnic, Benezet

SCO : Malicki, Zoro, Doré

LES MOINS BONS :

N.O : Robail

SCO : Socrier, El Jadeyaoui

Petit_Pont_Moulon

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3 réflexions au sujet de « Un Vendredi soir aux Costières : NÎMES-ANGERS »

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